Parler de ma situation
Réalisation · E-commerce

Le système antifraude tournait dans la tête du dirigeant

Un site de vente en ligne réalisant plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires, pour plusieurs centaines de commandes par jour. Les paniers peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros : une commande frauduleuse expédiée ne se rattrape pas.
Ce qu'on ne nous a pas demandé

Il n'y a pas eu de demande. Il y a eu un doute.

Ce qu'il nous a décrit

Il ne nous a rien demandé. Il nous a décrit sa journée : trente minutes chaque matin à parcourir les commandes de la veille pour y repérer ce qui méritait d'être vérifié.

Nous lui avons dit que ce contrôle pouvait être pris en charge par une solution qui appliquerait ses propres critères. Il était sceptique, et c'était légitime : personne ne confie un contrôle antifraude à un système sur la foi d'une promesse.

Ce que nous avons fait

Nous avons donc commencé par écouter. Nous lui avons demandé de détailler son processus, ce qu'il regarde, dans quel ordre, ce qui déclenche chez lui un doute, et nous avons tout noté. C'est de là que sont sortis les critères, écrits un par un.

Puis nous avons construit la solution, et nous la lui avons montrée. Pas avec des exemples : avec ses propres commandes, qu'il nous avait transmises telles qu'elles se présentent sur son site, sans que rien n'ait été inventé.

La situation de départ

Plusieurs centaines de commandes, relues une par une.

Le contrôle antifraude, c'était le dirigeant. Chaque jour, il parcourait les commandes et appliquait ses propres règles : un montant inhabituel pour ce type de produit, l'origine de la carte, une adresse de livraison qui ne correspond pas à l'adresse de facturation, une adresse IP incohérente. Il repérait ce qui méritait une vérification, puis creusait.

Il ne faisait pas cela au hasard. Des années de métier lui avaient donné une vraie expertise, affinée commande après commande. Mais cette expertise s'exécutait à la main, sur chaque commande, tous les jours.

Ce qui fonctionnait, ce qui coinçait

L'expertise était juste. Elle n'existait nulle part ailleurs.

Ce qui fonctionnait, et qu'on a gardé

Le raisonnement était bon. Les critères qu'il appliquait étaient les bons, leur importance relative aussi, et il savait quand une combinaison anodine devenait suspecte. Aucun outil générique n'aurait fait mieux sans connaître son catalogue, ses clients et ses pays de livraison.

Ce qui coinçait

Ce qui coinçait tenait en deux points. D'abord, cette expertise n'existait nulle part ailleurs que dans sa tête : personne d'autre ne pouvait faire ce contrôle, et rien n'en serait resté s'il n'avait plus été là. Ensuite, elle ne passait à l'échelle qu'au prix de son temps. Sur plusieurs centaines de commandes par jour, on regarde ce qu'on a le temps de regarder.

Ce que nous avons conservé, ce que nous avons challengé

Le processus d'abord. L'outil ensuite.

Nous avons commencé par comprendre comment il décidait. Pas ce qu'il aurait fallu faire en théorie : ce qu'il regardait réellement, dans quel ordre, et ce qui déclenchait chez lui un doute. Cette expertise a ensuite été écrite, critère par critère.

Ce que nous avons challengé, c'est la revue systématique. Elle n'avait de sens que parce qu'aucun système ne pouvait la faire. Mais le passage de l'une à l'autre ne se décrète pas : sur un sujet aussi sensible, il faut d'abord que le système démontre qu'il remonte correctement les situations qui méritent une attention.

C'est ce qui a été fait sur ses propres commandes, avant toute mise en service : la démonstration a suffi à emporter la conviction.

Ce que nous avons construit

Du contrôle systématique au contrôle par exception.

Ce que l'IA analyse

Chaque commande est analysée à mesure qu'elle arrive. Environ vingt-cinq critères sont pondérés selon leur importance, auxquels s'ajoutent des paramètres propres à l'activité. C'est une IA qui les applique, commande par commande, et en tire un score de risque exprimé de 0 à 100 %. Ce ne sont pas des règles génériques : ce sont les siennes, écrites et rendues exécutables.

Ce qui déclenche une alerte

Au-delà d'un seuil, une alerte est levée et l'expédition est suspendue. En dessous, la commande suit son cours normal. Le contrôle ne s'applique plus à tout le flux, mais à ce qui s'en écarte.

Ce que fait l'humain

Le dirigeant ne relit plus les commandes : il traite celles qui lui sont remontées. La décision finale, garder, vérifier ou annuler, reste la sienne. Le système ne décide pas à sa place, il lui évite de regarder ce qui n'avait probablement pas besoin de son attention.

Plusieurs centaines de commandes par jourLe dirigeant les parcourtL'expéditionce qu'il a le tempsde regarder
Avant Tout le flux passe sous les yeux d'une personne, qui regarde ce qu'elle a le temps de regarder.
Chaque commande, à mesure qu'elle arriveSes critères, un score de risqueL'expéditionLe dirigeant tranchesous le seuilau-dessus, expédition suspendue
Après Le contrôle ne s'applique plus à tout, mais à ce qui s'en écarte. La décision reste la sienne.
Ce qui existait, ce qui a été adapté, ce qui a été construit

Le sur mesure ne commence que là où le standard s'arrête.

Ce qui existait déjà

La brique fondamentale existait : la lecture d'un document par un modèle, l'extraction des valeurs qu'il contient, et la couche qui les interprète au lieu de se contenter de les recopier. Tout le reste s'est construit autour d'elle.

Ce qui a été adapté

Cette lecture a été réglée sur ses documents à lui, les commandes telles que son site les présente. La solution se branche là où les données vivent, un site de vente en ligne ou un ERP qui en reçoit les informations.

Ce qui a été construit

Les critères, ensuite, et eux seuls sont propres à ce métier : lesquels comptent, combien chacun pèse, à partir de quel score une commande mérite une attention humaine, et ce qui se passe alors. C'est cette partie qui a été écrite avec lui, à partir de son propre raisonnement.

Les résultatsMise en service à venir

Une solution adaptée ne change pas seulement l'outil. Elle change le quotidien.

Temps de contrôle quotidien
≈ 2 h 30 par semaine

C'est ce que ce contrôle lui coûte aujourd'hui, chiffre qu'il nous a donné, et c'est ce que la solution prend en charge. Le gain ne sera pas immédiat : il est normal qu'on vérifie encore, les premières semaines, ce que la solution avance.

Ce que la solution apportera
  • Chaque commande analysée avant son expédition, et plus seulement celles qu'on avait le temps de regarder
  • Un contrôle humain concentré sur les commandes à risque
  • Une expertise sortie d'une seule tête, écrite et vérifiable
  • Une expédition suspendue le temps de la vérification plutôt qu'un colis parti trop vite
  • Un contrôle qui ne s'interrompt plus quand le dirigeant s'absente

Mais le temps gagné n'est qu'une partie du résultat. Dire oui à une commande frauduleuse coûte cher, dire non à une commande honnête aussi : cette responsabilité reste la sienne, mais elle ne dépend plus de sa seule présence.

Une solution qui ne repart pas de zéro

Née ici. Devenue un point de départ.

Lire un document, en extraire ce qui compte et l'interpréter : cette capacité ne dépend d'aucun métier. Elle existait avant ce projet, elle a servi ici à lire des commandes, et elle lit aujourd'hui des factures fournisseurs chez une chaîne de boulangeries, où elle reconnaît les conditionnements pour rendre des tarifs comparables.

Ce que ce projet a ajouté au capital, c'est la mécanique du contrôle par exception : peser des critères propres à une maison, en tirer un score, et n'appeler l'humain que lorsque le score le justifie. Elle se réadapte partout où quelqu'un parcourt un flux pour y repérer ce qui sort de l'ordinaire.

Votre situation ressemble à celle-ci ?

Le fond du problème, lui, se ressemble.

Vous ne vendez peut-être pas en ligne. Mais si quelqu'un chez vous passe ses journées à parcourir un flux pour y repérer ce qui sort de l'ordinaire, et que le discernement nécessaire n'existe que dans sa tête, le fond du problème est le même. Voir comment nous l'abordons, ou parlez-nous directement de votre situation.

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