Parler de ma situation
Le poste client

Qui faut-il relancer aujourd'hui ? La mémoire répond mal à cette question.

Dans beaucoup de PME, les retards de paiement suivent le même scénario. On sait qu'il y en a, on sait à peu près qui, et personne ne sait vraiment par où commencer.

Ce n'est pas un manque de rigueur

C'est un manque d'information au bon moment.

Relancer demande de savoir qui relancer, dans quel ordre, avec quel ton, et à partir de quand. Sans outil, cette décision repose sur la mémoire de quelqu'un, en plus du reste de sa journée. Alors on reporte, on empile, et pendant ce temps l'argent reste dehors.

Le client à 15 000 euros ou celui à 3 000 ?

Posez la question autrement. Faut-il relancer d'abord le client qui doit 15 000 euros depuis quarante-cinq jours, ou celui qui doit 3 000 euros et n'a jamais payé à l'heure depuis deux ans ?

La réponse dépend de l'historique, du comportement passé, de ce qui est déjà engagé avec lui, du risque réel que la facture ne soit jamais payée. Ce sont des éléments que votre système possède, mais qu'il ne croise pas.

Ce que la mémoire protège

C'est le point le plus intéressant, et le moins dit. Laissée à elle seule, la mémoire d'un commercial ou d'un dirigeant protège les relations plutôt que la trésorerie.

On relance volontiers celui avec qui c'est facile. On repousse celui avec qui la conversation est désagréable, ou dont on craint qu'il aille voir ailleurs. Ces arbitrages ne sont pas illégitimes, mais ils ne sont pas explicites, et ils se font au détriment de la seule chose qui décide de la survie d'une entreprise : ce qu'il y a sur le compte.

Relancer au bon moment plutôt que trois mois trop tard

Ce qui change la donne, ce n'est pas d'envoyer plus de relances. C'est de savoir lesquelles envoyer aujourd'hui, et de les adapter à la situation réelle : premier retard d'un bon client, deuxième rappel d'un habitué, ton plus ferme pour un dossier qui s'enlise.

Bien menée, une relance arrive plus tôt et se passe mieux. La relation s'en trouve généralement préservée, parce qu'elle n'attend pas le moment où la seule option restante est le conflit.

C'est l'un des sujets que nous traitons en surveillance continue, avec la marge, les achats et les stocks. Nous le décrivons dans Votre ERP enregistre tout, il ne vous dit pas ce qui dérive.

Le poste client n'est pas une tâche administrative. C'est un levier de trésorerie que peu d'entreprises pilotent vraiment.

Et chez vous ?

Ce qui vous coûte le plus cher, c'est quoi ?

Parlez-nous de votre fonctionnement. Nous commencerons par comprendre ce qui vous freine, avant de parler d'outil.

Parler de ma situation →